Femme élégante en chapeau blanc debout sur la vieille jetée en bois
Femme élégante en chapeau blanc debout sur la vieille jetée en bois
Belle femme portant chapeau et une écharpe blanche, assis sur le vieux quai en bois
Belle femme portant chapeau et une écharpe blanche, assis sur le vieux quai en bois
Élégant belle femme blonde avec écharpe blanche et rouge sac debout près des rails de vieux quai
Élégant belle femme blonde avec écharpe blanche et rouge sac debout près des rails de vieux quai
Femme en robe blanche de dos avec lunettes de soleil
Femme en robe blanche de dos avec lunettes de soleil
2015 : l’élégance en résistance
Une année comme une cicatrice. Deux attentats marquent les esprits, de janvier à novembre. La France vacille, se serre, pleure et résiste. Loin de s’effondrer, elle oppose à la peur son arme la plus redoutable : son art de vivre. Celui qui s’exprime dans les rues, les cafés, les tenues du quotidien. La vie continue, plus déterminée que jamais à ne rien sacrifier de sa légèreté.
François Hollande est président. Un chef d’État discret, qu’on croise en scooter plus qu’en tribune. Il incarne malgré lui une époque faite d’incertitudes tranquilles. Pas d’éclats, pas de panache, mais une certaine normalité qui colle bien à l’air du temps. À sa façon, il est le reflet d’une société en quête de stabilité plus que de grandeur. Pas de grandes envolées lyriques : on compose, on ajuste, on s’adapte.
Politique, société : gravité douce
L’attentat contre Charlie Hebdo et celui du Bataclan sont les deux secousses de l’année. Ils réveillent une France qui croyait en avoir fini avec l’Histoire. Des millions de citoyens marchent en silence. On écrit “Je suis Charlie” sur les vitrines, les profils Facebook, les sacs à main. L’année est lourde, mais pas plombée. Elle porte une gravité douce, presque pudique.
Sur les réseaux sociaux (où l’on commence à passer plus de temps qu’à table), le bruit ne cesse jamais. Twitter s’enflamme, Instagram se peaufine, Facebook commente tout. L’instantané prend le pas sur le durable. Et pourtant, dans les boutiques, dans les dressings, une autre tendance se dessine : celle du retour à l’essentiel.
La bande-son de 2015 : refrains pop et douceur folk
Dans les écouteurs des Parisiennes, Louane fredonne Avenir, Vianney murmure : Pas là, et Christine and the Queens fait danser les codes avec sa grâce floue. Les radios se partagent Uptown Funk de Bruno Mars et Hello d’Adele, revenue après des années de silence — et avec quel panache. Une mélancolie dansante règne.
À la télé, Dix pour cent s’installe sur France 2 et dépoussière l’image du showbiz français, entre ironie tendre et casting glamour. On regarde aussi Le Meilleur Pâtissier, avec un mélange d’admiration et de culpabilité, entre deux cuillers de mousse au chocolat sans gluten.
Au cinéma : émotions en version originale
Le cinéma français brille avec La Famille Bélier, qui offre à Louane une double carrière, et Mustang, petite pépite venue de Turquie qui secoue les consciences. Dheepan, de Jacques Audiard, remporte la Palme d’Or à Cannes. Côté international, c’est la résurrection : Star Wars : Le Réveil de la Force explose les chiffres, Spectre donne une allure résolument Bond Girl à Léa Seydoux. Les femmes, dans les films, ne sont plus seulement les jolies silhouettes de l’histoire : elles en prennent les rênes.
La mode 2015 : entre normcore et chic fonctionnel
Mais venons en au cœur de ce qui nous anime : la mode. Pas celle des catwalks perchés, où les mannequins déambulent en robes spatiales, mais celle qui foule les pavés de Saint-Germain et les open-spaces de la Défense. En 2015, la mode est une affaire de subtilité. Elle s’affiche dans un vestiaire quotidien, pensé pour courir après le métro, la deadline et le dernier verre rue Oberkampf.
Le trench fait son grand retour (en réalité, il n’est jamais vraiment parti). Beige ou kaki, ceinture nouée nonchalamment, il incarne à lui seul l’élégance pratique. On l’associe à un jean brut, un pull col V en cachemire, et surtout, des baskets. Les Stan Smith sont partout. À tel point qu’on les soupçonne d’avoir obtenu la nationalité française cette année-là. Les Veja commencent à s’imposer, séduisant celles qui veulent “être mode mais responsable” — un concept encore embryonnaire, mais prometteur.
Les femmes actives troquent les tailleurs trop rigides contre des silhouettes fluides : pantalons 7/8, jupes midi plissées, blouses vaporeuses. Le nude s’installe : maquillage invisible, lèvres à peine teintées, cheveux « naturellement » ondulés (avec un bon fer, tout de même). Les bijoux sont fins, l’allure est propre, nette, presque studieuse. Une retenue chic, jamais austère.
Les marques en vogue ? Zara pour l’essentiel abordable, COS pour les minimalistes, Sézane pour les bohèmes organisées, & Other Stories pour les amoureuses du style nordique. Les sacs ? Toujours structurés. On mise sur du cuir camel, du noir mat, du bleu marine discret. Longchamp reste une valeur sûre, mais le sac Céline devient le Graal.
Inès de la Fressange publie son “Guide de l’élégance”, Garance Doré photographie l’instant mode avec humour, et Jeanne Damas commence à poser les bases d’un empire sur Instagram. La presse féminine, elle, balance entre conseils de “slow fashion” et obsessions shopping. Elle recommande une garde-robe “capsule”, Grazia salue le retour de la jupe culotte (si, si), et Madame Figaro prône un “chic français sans en faire trop” — tout est dit.
L’art de vivre, version 2015
Côté lifestyle, 2015 raffole des brunchs (qu’on ne prononce plus “déjeuner tardif”), des jus verts, des tote-bags bio, des escapades à Deauville. On s’offre une bougie Diptyque plutôt qu’un week-end au spa. On fait son granola maison, on partage ses lectures sur Instagram, on boit du vin nature mais toujours dans un verre à pied.
On veut du vrai, du simple, du bon. Le naturel devient une esthétique. L’élégance se loge dans les détails : un col bien repassé, une montre discrète, un sourire net. Une forme de résistance tranquille à un monde qui hurle.
En conclusion : la grâce dans la tempête
2015 ne fut pas légère, mais elle fut belle. Parfois, la mode est une armure douce. Cette année-là, les femmes actives ont prouvé qu’élégance et résilience ne sont pas incompatibles. Qu’il est possible de courir entre deux rendez-vous avec grâce, de traverser une époque trouble sans renoncer au style.
Et si l’on devait retenir une chose de 2015, ce serait peut-être cela : l’élégance, en France, n’est jamais une posture. C’est une façon de tenir debout.
TRES CHERS LECTEURS
Je vous invite à nous donner votre avis sur ces clichés tendrement humoristiques de cette année 2015.
Soyez nombreux à partagez avec vos amis et même avec les autres et nous nous retrouvons dans 2 petites semaines avec vos commentaires et j’espère quelques encouragements.
A vos plumes.
